Stockage de l'eau alimentaire - L'eau osmosée - 

Le biofilm et la contamination de l'eau osmosée

Vaste question que celle de la conservation de l'eau osmosée dans des récipients
inaccessibles au nettoyage. Au départ, un récipient de stockage de l'eau osmosée sous
évier n'est pas stérile et peut donc contenir aussi bien des germes pathogènes que non
pathogènes. Ceux-ci évoluent au fil du temps et à leur gré, surtout en été. D'autre part,
peu de gens vident régulièrement et totalement leur réservoir qu'il est d'ailleurs
impossible de vider totalement quel que soit le récipient utilisé.

Peut-on contaminer un récipient d'eau alimentaire ?

A ma connaissance à l'intérieur de ces récipients on trouve deux sortes de
réceptionnaires de l'eau pour leur stockage. Soit une espèce de membrane plastique
déformable qui se déforme sous la pression quand on remplit le récipient et qui se
contamine un peu moins que la traditionnelle vessie (genre ballon d'anesthésie) en
caoutchouc avec ses plis et replis ou l'eau stagne continuellement à fur et à mesure que
le ballon se vide. Pour vider ces récipients il faut en général laisser tomber la pression
autour de cette membrane ou vessie et regonfler le bidon après nettoyage ce qui est
hypothétique. Nous avons essayé à maintes reprises d'utiliser l'extrait de
pamplemousse pour la désinfection des récipients, mais sans succès. Même en ayant
laissé tombé la pression il est pratiquement impossible d'introduire quoi que ce soit
dans ces récipients car ils sont totalement clos à part le trou d'entré de l'eau qui sur la
plupart des modèles fait à peine 1 cm de diamètre. Il est plus que difficile d'introduire
un produit désinfectant dans ce récipient, surtout si l'introduction ne se fait pas sous
pression et même là, plusieurs essais de nettoyages ont été un échec. Ne parlons pas
du rinçage qui est quasi impossible mais dont un restant de traces d'extrait de
pamplemousse n'est en aucun cas préjudiciable pour la santé. Par contre utiliser dans
ces conditions des désinfectants chimiques est à proscrire.

Le test gustatif

Au niveau du particulier, un récipient contaminé se contrôle de la façon suivante. Soit
au goût qui est en général la première des indications d'une contamination et qui est
très fréquent au bout de 2-3 ans, surtout en été. Encore faut-il que la personne dispose
d'un goût aiguisé ce qui n'est pas le cas chez tout le monde.

Récolter toujours de l'eau osmosée à la sortie de la cartouche de la membrane d'osmose inverse.
La mesurer et la stocker (ne pas utiliser l'eau dans laquelle vous avez fait tremper le conductivimètre)
pendant 2-3 jours dans un récipient en verre bien propre, rempli à ras bord et bien
fermé dans un endroit frais et à l'abri de la lumière. Cette eau servira de témoin.
Mesurer ce témoin après les 2-3 jours. Normalement la différence de conductivité sera
beaucoup moins importante que celle obtenue avec l'eau ayant séjournée dans le
récipient de stockage de l'osmoseur. En général la différence des résultats est
édifiante. Plus la différence de conductivité est importante entre l'eau à la sortie de la
membrane et l'eau stockée, plus vous avez de chance que le récipient comporte une
charge anormale d'éléments indésirables. Le plus souvent l'augmentation du biofilm en
est la cause. Même, si en principe ce biofim n'est pas nocif pour la santé, il n'est pas
exclu qu'il puisse contenir des bactéries pathogènes. Dans tous les cas, il n'est de toute
façon pas agréable de savoir que son eau osmosée est stockée sur un biofim
quelconque, même s'il s'agit d'un simple développement d'algues mucilagineuses.

Récipients passé à la loupe

Il m'a été donné de voir coupé (seule méthode d'ouverture du récipient qui est
totalement soudé) plusieurs récipients qui présentaient à l'intérieur soit, un simple
biofilm tout fin, soit carrément une espèce de glue infâme et conséquente. Même si on
vide le récipient quand on est absent pendant 15 jours, ce que peu de gens font, l'eau
résiduelle stagnante dans le récipient sous évier est contaminée au retour. Dans ce cas
il faut impérativement faire écouler à l'égout la première et souvent même la deuxième
charge d'eau après remplissage du récipient de stockage.

Entretien du récipiant

Il y a à peine 1 mois, un fabricant-assembleur sérieux à qui j'ai fait la remarque en ce
qui concerne la contamination des " récipients d'eau osmosée sous évier " m'a dit que
ce problème est ultra connu par les assembleurs spécialisés en osmose inverse sérieux
et qu'un récipient s'entretient exactement de la même façon que le restant des autres
éléments d'un osmoseur. A ma question comment ? Sa réponse a été: le récipient sous
évier se change annuellement !!!! Quel vendeur d'osmoseur a jamais eu le courage de
vous expliquer cela ?? La plupart des vendeurs ne connaissent rien à l'eau et encore
moins à la conservation d'une eau osmosée et à l'osmose inverse et leur seul et unique
souci est la vente. Ceux qui en sont conscients savent pertinemment que cela
augmente de façon sensible le prix de revient de l'eau osmosée et que son appareil ou
son eau osmosée sera plus cher que celle de son concurrent, moins honnête.
Naturellement cette façon simple de rechercher une contamination éventuelle de l'eau
osmsoée est imprécise mais a le mérite d'être peu coûteuse. La meilleure façon et la
plus précise est une analyse bactériologique officielle mensuelle exécutée par un labo
compétant et agréé. Mais cela est impossible à réaliser par un simple particulier car
entraînant de trop grosses dépenses. Cela est aussi mon cas personnel. Je ne suis qu'un
simple chercheur indépendant en retraite et ne puis pas non plus me le permettre
financièrement.

D'autre part, prenons le cas de l'eau osmosée utilisée en dialyse. A ma connaissance, à
Strasbourg, le service de dialyse utilise l'eau osmosée et est ultra méfiant en ce qui
concerne les récipients à cause des contaminations constatées. Il y a très, très peu de
marques qui sont agrées dans ce service. (je ne connais pas les marques) Pour finir,
une indiscrétion. D'après les renseignements que je possède et qui je l'espère sont
fiables et crédibles, il semblerait que le service des fraudes se penche actuellement sur
ce problème des contaminations des récipients d'osmoseurs. Il se pose la question de
savoir s'il ne faut pas s'acheminer dans un futur proche, vers une limitation du volume
des récipients pour que les gens soient obligés de faire marcher l'osmoseur
pratiquement en continu (une membrane d'osmose inverse est étudiée pour filtrer en
continue et non pour être à l'arrêt 50 % du temps) et forcer ainsi les gens à vider
entièrement et journellement leur récipient de réserve. Ou bien tout simplement de le
supprimer et de l'interdire pour le remplacer par des réservoirs accessibles que l'on
peut nettoyer. Cette dernière proposition est celle que je préconise depuis fort
longtemps.

Enfin autre astuce, pourquoi croyez-vous que certains assembleurs (ou
fabricants, puisqu'ils veulent être appelés ainsi !!) intègrent dans la cartouche de
charbon actif ou dans leurs cartouches de lissage finals, des tampons d'argent ?? Un
vieux truc que nous autres anciens des labos connaissent bien et utilisaient
couramment pour conserver l'eau distillée et éviter sa contamination. Mais es-ce la
solution pour la santé ?? A ma connaissance aucune étude n'a été réalisée à ce sujet.
Les assembleurs les plus malins, souvent des américains, mettent après le récipient de
stockage et avant le robinet de soutirage un dernier petit filtre à charbon. Ils savent
pourquoi. Le charbon cache en effet le goût d'une éventuelle contamination tout en
faisant office de filtre bactériologique. Ce dernier doit être changé souvent et très
régulièrement.

Prenons bien conscience que l'eau est un élément fragile du moment qu'elle stagne.
Toute eau quelle qu'elle soit, doit être stockée le moins longtemps possible, à l'abri de
la lumière et au frais, dans des récipients remplis à ras bord, bien fermés et manipulés
avec soin, car elle a tendance à se contaminer relativement rapidement.

Liberté d'expression

Une dernière remarque pour finir sur ce sujet. Une revue de produits biologiques à
grand tirage distribuée gratuitement dans les magasins bio n'a pas publié la totalité de
l'un de mes articles comportant des remarques sur la contamination éventuelle des
récipients de stockage de l'eau osmosée que je leur ai proposé. Je me suis toujours
posé la question pourquoi ?? Je pense tout simplement que je dérange. En effet j'ose
dire ce que j'ai effectivement constaté. Mon indépendance financière me permettant
d'être et de rester impartial et intègre. Mais curieusement leurs annonceurs vendent
aussi des osmoseurs avec récipients sous évier !!! Bizarre, bizarre !!! Où reste la
liberté d'expression ?? Que doit-on en conclure ?? Je suppose qu'en réalité cette revue
comme probablement toutes les autres revues comportant des annonces d'industriels,
fabricants, producteurs etc...., ne vit que grâce à ses annonceurs et ne peut donc de ce
fait, être impartial.

Contamination par le tuyau de rejet

Autre chose que je n'ai pas évoqué dans mon précédent article, c'est le conseil donné
par beaucoup de vendeurs d'osmoseurs, qui est de relier en dur et/ou en fixe la
tubulure d'eau de rejet de l'osmoseur sur l'évacuation d'un évier, lavabo etc.. Cela aussi
est à mon avis absolument à proscrire. Nous savons tous par expérience qu'une
évacuation d'un évier, lavabo etc... est un véritable nid à microbes. Pour le voir,
dévissez donc l'évacuation de l'évier ou du lavabo ou plus simplement la tubulure du
rejet de l'eau osmosée qui est branché sur une telle évacuation et vous serez stupéfait
de ce que vous allez trouver. Rapidement vous allez être convaincu que c'est une
chose à surtout ne pas faire. Il faut relier le tout de telle façon que la tubulure de rejet
de l'eau de l'osmoseur reste accessible au nettoyage ou plus simplement laisser
s'écouler l'eau de rejet à l'air libre dans l'évier ou le lavabo même. Là où le problème
se corse, c'est que l'on constate au fil des années une remontée bactérienne dans la
tubulure de l'eau de rejet de l'osmoseur jusqu'à la membrane d'osmose inverse. Cette
dernière est susceptible d'être attaquée par les bactéries qui la grignotent. Il se crée des
micros trous dans la membrane qui laissent passer à la longue aussi bien les bactéries
que l'eau de ville.

Comme ce phénomène continue à progresser régulièrement de jours en jours et qu'il
est ultra lent, on ne remarque rien. Il est impossible de le détecter au goût. Finalement
au bout de quelques années, sans contrôle, nous avons le risque de boire de l'eau de
ville contaminée à la place d'une eau osmosée de qualité irréprochable et cela sans s'en
apercevoir.

Une alternative en Outre-Rhin

Ce n'est pas pour rien qu'un fabricant allemand, en particulier celui qui travaille
d'après les critères de la bioélectronique de Vincent et dont l'appareil est d'un prix fort
compétitif, a mis en place sur son appareil un récipient sur évier facilement accessible
au nettoyage avec un rinçage séquentiel de la membrane qui rince celle-ci toutes les 4
heures pendant une trentaine de secondes à chaque fois. Ceci évite la fixation
bactérienne et celle du calcaire et autres minéraux sur la membrane. Cela évite aussi
l'installation non justifiée, d'un adoucisseur, sauf si l'eau de ville utilisée pour l'osmose
inverse dépasse 50° Th. Comme en plus cet appareil comporte un conductimètre
incorporé, cela permet une surveillance automatique continuelle de la qualité de l'eau
osmosée produite. Cet appareil est, d'après mon expérience dans ce domaine
particulier, le plus sûr et le performant que je connaisse. Ce même fabricant construit
aussi des osmoseurs de taille plus grande permettant des débits beaucoup plus
importants, utilisés par les laboratoires pharmaceutiques ou des boulangeries par
exemple, mais toujours en respectant les mêmes critères de sécurité et les règles de la
Bioélectronique de Vincent.

L'appareil allemand dont il est question est sur le marché depuis 1986 et ses
constructeurs ont personnellement connus et travaillés avec M. Cl. L . Vincent,
inventeur de cette méthode d'analyse. Ils sont en même temps fabriquant du célèbre
appareil de Morathérapie, ce qui est une référence. C'est volontairement que je ne cite
pas ses coordonnées dans mon article pour ne pas faire croire que je suis sponsorisé
par cette firme, même si j'entretiens d'excellents rapports avec eux. Je ne souhaite pas
favoriser l'une ou l'autre marque car j'aime bien garder mon indépendance dans ma
recherche. Par contre, je suis tout à fait disposé à fournir leurs coordonnées si
quelqu'un me le demande par Internet.
http://perso.wanadoo.fr/fibromyasan/

Et le marché français ?

Maintenant il existe peut-être sur le marché français des appareils ayant les mêmes
avantages, critères de sécurité et ceux de la B.E.V. que l'appareil allemand mais
malheureusement il n'a m'a pas été donné l'occasion de les connaître. A vous de les
rechercher. Personnellement je souhaite simplement que vous vous fassiez votre
propre idée sur les problèmes que je viens d'évoquer. Faites votre choix en
conséquence. Il n'est pas question pour moi de vouloir vous faire peur car a ma
connaissance aucun véritable drame ne s'est produit à ce sujet. Je ne veux pas non plus
vous convaincre de la véracité de ce phénomène pour favoriser l'une ou l'autre
marque, mais je souhaite vous rendre attentif à un problème éventuel réel que peut
poser le stockage de l'eau osmosée. Moi pour ma part, mon choix est fait. J'ai vu assez
d'imperfections dans les constructions de certains osmoseurs pour me faire une idée
précise des conceptions aberrantes que comportent beaucoup d'entre-deux.
R. Haas Août 2004
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Les filtrations 

Pour les puristes et les inquiets, je peux conseiller les systèmes à osmose inverse sans
réservoir sous pression. C'est même moins cher. L'eau filtrée goutte-à-goutte
s'accumule dans une tourie que l'on peut périodiquement nettoyer. Les astuces
techniques relatés dans ton texte pour éviter la soi-disant contamination du réservoir
entraînent inutilement des frais élevés. Le point de vue de certains fournisseurs est
évidemment différent: "pourquoi faire simple et bon marché, quand on peut faire
compliqué et cher?"

Le "maître achat" pour disposer chez soi de l'eau bio-compatible est la micro-filtration
de l'eau de pluie. Pour une telle installation, il suffit de disposer de quelques m² de toit
de captage (minimum 2,5 m² par personne) et 200 à 300 litres par personne de
capacité de stockage de l'eau qui descend du toit. La citerne de stockage sera
obligatoirement enterré et en béton. Une petite citerne de 1 m³ suffit pour alimenter
une famille en eau bio-compatible. Des systèmes de micro-filtration sont à présent
largement commercialisés, notamment par la firme Doulton (publicité gratuite). Il
s'agit de filtres en céramique d'une porosité inférieure à un micron. La filtration est
achevée par le passage sur charbon actif.

Le temps de séjour dans ces filtres est faible par rapport à ce que l'on constate dans les
réservoirs à osmose inverse. De ce fait, une étude comparative de la teneur en
bactéries de l'eau de pluie micro-filtrée et de l'eau osmosée a bien mis en évidence la
supériorité de la micro-filtration. Il faut cependant insister sur le fait, que la teneur en
bactéries est un critère accessoire. Quant aux caractéristiques bio-électroniques, on
constate que l'eau de pluie micro-filtrée est à peu près équivalente à l'eau de ville
traitée par osmose inverse. Donc, la micro-filtration doit être réservée à l'eau de pluie
correctement stockée dans une citerne en béton. Elle est inopérante pour l'eau de ville.
Pour cette dernière on aura recours à l'osmose inverse.

Je suis d'accord avec la rédaction des revues qui ne publient pas de textes susceptibles
d'inquiéter inutilement le public. Les faits que tu relates sont exacts, mais je suis plus
prudent que toi quant à leur interprétation. De plus de 20 années de pratique
quotidienne de centaines de milliers de ménages prouve que les systèmes à osmose
inverse sont tout à fait fiables et fournissent un eau de haute qualité, même avec un
entretien défectueux. L'absence total d'entretien aboutit au pire à la fourniture d'une
eau comparable à l'eau de ville, contenant parfois un peu plus de bactéries banales que
l'eau avant filtration. Avant d'arriver à ce résultat, dans la plupart de cas, la membrane
est saturée et cesse ce fournir de l'eau.

Joseph Országh
Mons, le 7 septembre 2004

 

Liens et sources
http://www.lesensdenosvies.org/lesite/bio/articles/haas/qualite-osmose-2004.html 11/02/2006
Remarque importante:
Les considérations développées dans cette page ne concernent que la production d'eau
alimentaire pour usage domestique. La production d'eau à usage clinique et médical
obéit à d'autres critères.
Le biofilm et la contamination de l'eau osmosée
http://www.lesensdenosvies.org/lesite/bio/articles/haas/qualite-osmose-2004.html 11/02/2006

 

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